Flexi-jobs en Belgique : comprendre le cadre légal et les conditions en 2025
Les flexi-jobs constituent une solution commode pour les employeurs durant les périodes de forte activité, tout en offrant aux travailleurs un moyen intéressant — puisqu’exonéré d’impôts — de compléter leurs revenus. Il n’est donc pas surprenant que le nombre de flexi-jobbers soit en constante augmentation. Ces dernières années, le dispositif s’est d’ailleurs étendu à de nouveaux secteurs et son application pratique a été optimisée.
11/17/20254 min read
Qu’est-ce qu’un flexi‑job ?
Un flexi‑job permet à un travailleur (salarié ou pensionné) de faire des heures supplémentaires “à côté” de son job principal, avec un avantage fiscal et social : le salaire perçu dans le cadre d’un flexi‑job peut être exonéré d’impôts et de cotisations sociales. Liantis+2info.liantis.be+2
Liantis, en tant que secrétariat social, accompagne les entreprises et les travailleurs pour mettre en place ces contrats avec rigueur.
Les conditions pour recourir à des flexi‑jobs (employeurs)
Tous les employeurs ne peuvent pas faire appel à des flexi-jobbers : seules certaines commissions paritaires (CP) sont autorisées.
Depuis le 1er janvier 2024, de nouveaux secteurs ont été ajoutés, mais certains ont aussi choisi d’exclure les flexi-jobs via des arrêtés royaux.
Par exemple, à partir du 1er avril 2024 :
CP 144 (agriculture) exclue.
CP 145 (horticulture), sauf la sous-commission 145.04, exclue.
CP 323 (gestion d’immeubles, agents immobiliers, travailleurs domestiques) : exclusion pour les travailleurs domestiques.
CP 320 (pompes funèbres) : à partir du 1er juillet 2024, seuls certains “travailleurs occasionnels” sont autorisés en flexi-job via un arrêté royal.
CP 139 (batellerie) : nouvelle autorisation depuis le 1er juillet 2024.
Liantis souligne également que certains secteurs “non déjà légiférés” peuvent introduire les flexi-jobs via des conventions collectives ou des arrêtés.
Les conditions pour les travailleurs (flexi-jobbers)
Exigences de travail passé :
Pour un travailleur non pensionné : au cours du trimestre T‑3, il doit avoir travaillé l’équivalent de 4/5 d’un temps plein chez un ou plusieurs autres employeurs (et pas chez l’employeur du flexi-job) selon Liantis.
Depuis le 1er janvier 2024, si un travailleur passe de 100 % à 80 % (temps plein → 4/5), il y a une période d’attente de deux trimestres avant qu’il ne puisse travailler en flexi-job.
L’ONSS vérifie ces conditions via les déclarations DIMONA.
Pour les pensionnés :
Si la personne est déjà pensionnée au deuxième trimestre avant le début du flexi-job (T‑2), elle n’a pas besoin de satisfaire la condition d’emploi à T‑3.
L’ONSS vérifie également le statut de pensionné (âge, moment de la retraite, etc.) via la Dimona.
Statut exclusif :
Le travailleur ne peut pas cumuler un flexi-job avec un contrat “normal” chez le même employeur, ni chez une entreprise “liée” (même groupe, filiale…), d’après Liantis.
Si le flexi-job passe par une agence d’intérim, le salarié ne peut pas être engagé en même temps sous contrat classique auprès de l’entreprise “utilisatrice”.
De plus, au moment où il effectue un flexi-job, le travailleur ne doit pas être en préavis ni en période de rupture avec l’employeur du flexi-job.
Les contrats et formalités (liés aux flexi-jobs)
Liantis détaille bien les étapes administratives :
Contrat‑cadre
Il doit être rédigé avant la première mission du flexi-jobber.
Ce contrat fixe des éléments essentiels : fonction, salaire de base, conditions “flexi”, etc.
Contrat de travail (par mission ou “occupation”)
Pour chaque mission, un contrat spécifique doit être signé : à durée déterminée ou “travail nettement défini”.
Si la mission dure une journée, un contrat oral suffit (“journalier”) : il faut néanmoins indiquer l’heure de début et de fin.
Si le contrat est écrit, il faut faire une déclaration DIMONA FLX par “période”, et enregistrer les heures de début et de fin des prestations.
Liantis peut fournir un “modèle” de contrat‑cadre via son secrétariat social.
Déclaration DIMONA
Pour chaque mission, l’employeur doit faire une déclaration DIMONA FLX.
Les heures de début/fin de chaque prestation doivent être conservées, soit via un système de pointage, soit via un enregistrement électronique, ou via caisse enregistreuse (dans l’horeca).
Rémunération, cotisations & fiscalité
Le salaire de base du flexi-jobber (hors indemnités flexi) doit respecter un minimum : à partir du 1er janvier 2024, il doit correspondre au barème sectoriel applicable (sauf pour l’horeca, où un minimum horaire s’applique).
Le flexi-salaire (salaire de base + indemnités) ne peut pas dépasser 150 % du salaire de base minimum, à moins qu’une convention collective sectorielle ne fixe un plafond différent.
Le pécule de vacances sur le flexi-salaire est fixé à 7,67 %.
Cotisations employeur : depuis le 1er janvier 2024, une cotisation spéciale ONSS de 28 % sur les salaires des flexi-jobbers est d'application.
Cotisations pour le flexi-jobber : aucun cotisation ONSS personnelle, ce qui rend le salaire “net = brut” dans une large mesure.
Fiscalité :
Pour les pensionnés, l’exonération fiscale est illimitée.
Pour les non-pensionnés, Liantis mentionne un plafond d’exonération jusqu’à 12 000 €/an.
Liantis indique que ce plafond pourrait passer à 18 000 €/an selon des évolutions législatives prévues.
Droits sociaux
Même si les flexi-jobbers ne paient pas de cotisations ONSS, ils construisent des droits sociaux (par exemple des droits de pension ou des droits liés à leurs prestations sociales), d’après Liantis.
Concertation / dialogue social
Liantis mentionne qu’en cas de flexi-job au sein d’une entreprise disposant d’un conseil d’entreprise, il faut organiser une concertation annuelle avec les représentants des travailleurs flexi-job sur l’implémentation du dispositif.
Licenciement
Les flexi-jobbers sont soumis aux mêmes règles de licenciement que pour un contrat à durée déterminée classique.
Si un flexi-jobber est licencié, il peut toujours exercer un nouveau flexi-job, à condition de respecter les conditions d’éligibilité (temps de travail passé, etc.).
Contact
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BCE : 0440.571.822
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1090 Bruxelles
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